Noix de coco

INFOCOMM - FICHE PRODUIT

NOIX DE COCO

NOIX DE COCO (Cocos nucifera) famille des Arécacées (palmiers)


Le cocotier, Cocos nucifera, est l’unique espèce reconnue du genre Cocos. Le terme cocotier désigne le palmier entier, tandis que noix de coco désigne la graine ou le fruit (qui n’est pas un fruit biologique, mais une drupe). Il existe dans la nature deux sous-groupes, appelés simplement les cultivars « Grand » et « Nain ». Chaque région de production sélectionne ses propres variétés, p. ex. ‘Grand des Indes’ ou ‘Grand de Jamaïque’. Les cultivars Grand sont cultivés commercialement en raison de leur longévité supérieure et de leur meilleur rendement par rapport aux cultivars Nain. Le cocotier a une distribution étendue, couvrant l'Asie, l'Afrique, l'Amérique latine, la région des Caraïbes et celle du Pacifique. Il n’est cultivé ni en Europe ni en Australie.
Le cocotier est une spéculation très versatile, qui ne demande que peu de soins. Il est souvent désigné comme ‘l’Arbre de vie’ et ses utilisations sont nombreuses – nourriture, fibres, combustible, eau et abri. En agroforesterie, ses utilisations comprennent la stabilisation des zones côtières et les coupe-vents. Les cocotiers contribuent également à l’esthétique des paysages et à l’ornementation des habitations, tant pour les touristes que pour les habitants.
Chaque partie du cocotier est utilisée et il est à l’origine de nombreux produits à valeur ajoutée. Le noyau charnu (endosperme) est consommé frais, vert ou séché et sert à la production de produits à valeur ajoutée (coprah, huile, tourteau, lait). L’eau de coco est obtenue à partie de noix immatures et fournit une boisson nutritive et désaltérante. La bourre (mésocarpe), qui est fibreuse et sèche à maturité, fournit du combustible, du paillis, de la fibre de coco et de la tourbe. La coque dure qui entoure la graine (endocarpe) sert à produire des objets artisanaux, du charbon, de la poudre de charbon et du charbon actif. Les feuilles et le stipe servent à faire des balais, du mobilier et des objets décoratifs. La demande pour ces produits est locale, sur le lieu de production, et internationale.
Le secteur de la noix de coco est une source d’emploi et de revenu additionnel importante pour une majorité de ruraux.

Généralités sur la culture

a. Type de sol

Le cocotier peut s’adapter à toutes sortes de types de sols. Bien que son habitat naturel soit le sable grossier, la croissance la meilleure est obtenue sur sols profonds présentant une bonne structure physique et de bonnes caractéristiques chimiques. Le cocotier peut pousser sur des sols légers, lourds et moyens, des limons et argiles correctement drainés, et tolère des sols salins et infertiles. Le cocotier tolère un sol alcalin, jusqu’à un pH de 8, et un sol acide, jusqu’à un pH de 4,5. Néanmoins la plage idéale pour le pH est entre 5,5 et 7.

b. Climat

Un climat chaud et humide toute l’année, avec une température moyenne située entre 21°C et 27°C et une hygrométrie supérieure à 60%, ainsi que des précipitations annuelles de 1.500 à 2.500 mm réparties uniformément sur l’année, représentent des conditions idéales pour la croissance du cocotier. Le cocotier préfère une altitude par rapport au niveau de la mer allant jusqu’à 150 m (maximum 300 m).

c. Résistances

Le cocotier résiste mal à la sécheresse et au froid. S’il peut tolérer un engorgement d’eau en surface jusqu’à deux semaines, il ne résiste pas à un engorgement en profondeur (1 m). Ils ont une excellente résistance aux embruns marins, ainsi qu’aux vents cycloniques (ouragans) à condition d’avoir un bon ancrage racinaire.

Culture (croissance et fertilisation)

Les cocotiers sont des palmiers typiques, avec un unique stipe pouvant atteindre 15-30 m de haut. On pense qu’ils sont essentiellement pollinisés par pollinisation croisée, et ils produisent des fruits (noix/graines) de forme ovoïde, allant jusqu’à 38 cm de long sur 30 de large. La reproduction du cocotier se fait par les graines. La plantation se fait avec des intervalles de 7,5 m dans toutes les directions, avec la possibilité de cultures intercalaires telles que maïs ou même autres cultures arboricoles. La maturation prend entre 2 et 7 ans, les premiers fruits apparaissant un an après la floraison. La production d’un plant est en moyenne de 70 à 150 noix de coco par an. Un cocotier reste productif entre 50 et 100 ans et le rendement est à son maximum entre 10 et 20 ans.
Les besoins en engrais sont très limités. Les engrais les plus fréquemment utilisés apportent les quatre nutriments qui font généralement défaut dans le sol de nombreuses cocoteraies – azote, K2O, chlore et soufre. Il est fréquent de n’utiliser que du sel (NaCl) à raison de 1,5 kg/plant/an ou de l’eau salée, cette pratique se révélant très efficace et économique. Une seule application par an suffit.

Protection des cultures

Le cocotier est la cible de toutes sortes de ravageurs et de pathogènes. Les ravageurs les plus courants sont les coléoptères foreurs type ogosome (Oryctes rhinoceros et Scapanes australis), le charançon rouge du palmier, l’acarien rouge du palmier (Raoiella indica), les chenilles de la feuille de palmier, les chenilles foreuses et les fourmis (Azteca spp.). Ces ravageurs compromettent la productivité du cocotier et une approche de lutte intégrée permet en général de les maîtriser dans une mesure non négligeable.
Concernant les pathogènes, le cocotier est susceptible de contracter diverses affections phytoplasmiques (fungiques) qui sont à l’origine de toutes sortes de pourritures, taches et flétrissures touchant les feuilles, les racines et les bourgeons, les bactéries quant à elles ciblant plus spécifiquement les bourgeons (pourriture bactérienne du bourgeon causée par Erwinia spp.)
Cependant les maladies les plus susceptibles de causer des dégâts et la mort de l’arbre sont celles causées par les virus, les viroïdes et les mycoplasmes. La maladie du jaunissement mortel est causée par des mycoplasmes, et cette maladie s’est répandue dans les Caraïbes, en Amérique centrale et en Floride. Des maladies comparables sont observées en Afrique de l’ouest, en Afrique de l’est et dans une partie de l’Inde méridionale. Le cadang-cadang aux Philippines et le tinangaja à Guam sont une maladie mortelle causée par un viroïde (le CCCvd), tandis que le dépérissement foliaire propre au Vanuatu est d’origine virale. Ces maladies peuvent détruire tout un secteur économique et, de ce fait, de strictes réglementations de quarantaine gouvernent les mouvements de semences de pays à pays. Il en est résulté un certain degré de contrôle sur ces maladies.

Récolte et post-récolte

Les noix de coco tombent au sol à leur maturité et leur ramassage est alors aisé. La récolte des noix de coco pour leur eau se fait à environ sept (7) mois, juste après qu’elles aient atteint leur taille maximum mais avant que le mésocarpe ne se dessèche.

Les noix destinées à la production de coprah ou d’huile sont fendues en deux avec une machette, éliminant le lait et exposant l’endosperme au soleil pour séchage. Le séchage prend 2-3 jours au soleil, ou moins longtemps par utilisation de fours. Une fois séché, le coprah est séparé de la coque avec des instruments de métal et le séchage continue pour arriver à un degré d’hygrométrie de 5-6%. Il est alors ensaché pour le transport et la vente.

Produits et utilisations

Les produits du cocotier peuvent être catégorisés en fonction de la partie du cocotier dont ils proviennent, de la façon suivante:


 Cœur –


• noix fraîches, vertes, sèches
• coprah (la ‘chair’ ou endosperme, séchée, d’où l’huile est extraite. Dans une noix à maturité, l'endosperme contient environ 50% d'eau et 35-40% d'huile.)
• huile de noix de coco – utilisée en cuisine et dans l’industrie oléo-chimique pour la fabrication de margarine et de savons, elle présente également des potentialités comme biocarburant – soit mélangée à du gazole, soit en substitution au gazole
• eau de coco – une boisson désaltérante et nutritive
• jus de coco avec ou sans pulpe
• lait et crème de coco – obtenus par grattage et pression du coprah frais
• confiture de noix de coco
• yaourt de noix de coco
• vinaigre
• noix de coco séchée – portée à 2-5% d’hygrométrie et râpée pour utilisation en pâtisserie et confiserie


Coque –


• charbon
• artisanat
• charbon actif


Bourre –


• combustible
• paillis
• fibre de coco et tourbe (fibre travaillée, fibre caoutchoutée pour matelas et sièges d’automobile)

Certains de ces produits ne sont pas encore pleinement commercialisés, mais présentent un potentiel d’amélioration de la productivité d’ensemble du secteur.

Production

Noix de coco :

a) Production mondiale

La production de noix de coco concerne 92 pays à travers le monde sur environ 11,8 millions d’hectares. La production mondiale a été estimée à 61,7 millions de tonnes (FAO 2009) avec un rendement moyen de 5,2 t/ha. Les dix principaux pays producteurs sont énumérés dans le Tableau 1 ci-dessous : ;


Tableau 1: Les dix premiers producteurs mondiaux de noix de coco

Pays

Production  (tonnes)

2009

% de production mondiale

Superficie

(ha)

Rendement/ha

(tonnes)

Indonésie

21,565,700

34.9

3,231,710

6.67

Philippines

15,667,600

25.4

3,401,500

4.61

Inde

10,148,000

16.4

1,903,000

5.33

Sri Lanka

2,099,000

3.4

394,840

5.32

Brezil

1,973,370

3.2

284,058

6.95

Thaïlande

1,380,980

2.2

237,882

5.80

Vietnam

1,128,500

1.8

121,500

9.29

Mexique

1,004,710

1.6

155,713

6.45

Papouasie-Nouvelle Guinéé 

930,000

1.5

216,000

4.30

Malaisie

459,640

0.7

166,400

2.76

Monde

61,708,358

 

11,864,344

5.20

 Source: FAO Statistics 2009 

La production est fréquemment chiffrée par estimation, sur la base de la production de coprah, de la superficie plantée ou d’estimations administratives, car de par sa nature même, la production de noix de coco rend virtuellement impossible un comptage exact des noix. Dès lors, il est raisonnable de supposer que les données de production sous-estiment la production réelle. De plus, il y a en général un délai entre la production et la récolte, sous l’influence du niveau de prix. Si celui-ci est trop faible, le producteur n’est guère incité à procéder à la récolte.

La production mondiale a été relativement stable sur la période 2008-2009, avec une progression de 0,4% seulement par rapport aux 61,4 millions de tonnes produits en 2008 (Statistiques FAO, 2008). La production reste concentrée en Indonésie, aux Philippines et en Inde. Les pays d’Asie et du Pacifique, dont 17 produisent 90% des noix de coco dans le monde.

b) Les pays ACP
 
Quarante-sept (47) des soixante-dix-sept pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) ont produit 4,49 millions de tonnes de noix de coco en 2009, sur 1,7 millions d’hectares. Ce volume représente 7,4% de la production mondiale. En 2008, 4,75 millions de tonnes ont été produites sur 1,6 millions d’hectares (7.7% de la production mondiale). Le seul pays ACP au sein des dix principaux producteurs est la Papouasie Nouvelle-Guinée. La production moyenne de ce groupe, avec 2,6 t/ha, est largement inférieure à la moyenne mondiale de 5,2 t/ha. La production de la région Caraïbes a décliné au cours de la période, passant de 504.877 tonnes en 2008 à 410.395 tonnes en 2009. C’est la conséquence de dégâts occasionnés par les ouragans ainsi que par la vague de contamination par le jaunissement mortel et l’acarien rouge du palmier.

Produits du cocotier :

La production mondiale d’huile de coco a augmenté au cours de la dernière décennie. Elle est actuellement estimée à 3,4 millions de tonnes par an. Ce volume équivaut à 2,5% de la production mondiale d’huiles végétales. Plus de 70% de la production mondiale d’huile de coco provient des Philippines et d’Indonésie (cf. Tableau 2). Les seuls pays ACP au sein des dix principaux producteurs d’huile de coco sont la Papouasie Nouvelle-Guinée et la Côte d’Ivoire. Certains des pays producteurs autrefois importants ont réduit leur production dans une proportion substantielle en raison de la meilleure rémunération obtenue pour les noix fraîches (Vietnam). Certains en sont venus à importer des noix fraîches pour alimenter leur demande intérieure (Thaïlande, Sri-Lanka) tandis que pour d’autres, la production d’huile n’est plus assez rentable (Sri-Lanka, Thaïlande, Malaisie, Mexique). D’autres encore, tels la Thaïlande et la Malaisie, se sont diversifiés vers la production de lait de coco et autres produits alimentaires.

Tableau 2: La production mondiale d'huile de noix de coco
 

 

Pays

Production(millers de tonnes)

 

Philippines 1,690
Indonésie    968
Inde    447
Vietnam    153
Méxique    145
Papouasie-Nouvelle Guinée     63
Thaïlande     46
Sri Lanka     38
Malaisie     32
Côte d'Ivoire     28
Total monde 3,590
 
Source : USDA (estimations 2011)
 
Le coco râpé est un produit désormais bien établi, et davantage de pays sont capables de le produire que l’huile de coco. Sa production se situe, en termes de chiffre d’affaires, entre le niveau de l’huile de coco et celle du lait de coco. La production globale de coco râpé se situe entre 180.000 et 290.000 tonnes par an. Elle est dominée par les Philippines, le Sri-Lanka et l’Indonésie. Si cette production est en baisse au Vietnam, en Thaïlande, au Brésil et au Sri-Lanka, la Papouasie Nouvelle-Guinée est en train de mettre en place de nouvelles capacités e production.

La production mondiale de bourre de coco a été estimée à 23 millions de tonnes. C’est le principal produit d’avenir pour le cocotier. Il alimente la production d'environ 6 millions de tonnes de fibres de coco et de 14 millions de tonnes de tourbe (statistiques FAO).

Consommation

La noix de coco se consomme principalement sous trois formes, fraîche (y compris boissons), huile de coco et coco râpé.

La consommation globale de noix fraîches connaît un taux de croissance remarquable en ce qui concerne l’eau et le lait de coco (représentant environ 30% de la consommation de noix de coco). L’eau de coco connaît un succès croissant dans le monde entier comme boisson bonne pour la santé, et le lait sert dans diverses préparations alimentaires. Les problèmes de conservation et de conditionnement liés à la prolongation de la durée de conservation, tant pour l’eau de coco que pour le lait de coco, ont trouvé leur solution avec l’emploi de conditionnements aseptiques à base de carton Tetra Pak. En dépit de son coût très important, c’est l’emballage de l’avenir pour ces produits. La demande de noix pour satisfaire ce marché en croissance met l’offre sous pression. Avec l’acquisition de deux sociétés brésiliennes de fabrication d’eau de coco, une par Pepsi-Cola et l’autre par Coca-Cola, l’eau de coco est devenue partie intégrante du marché des boissons non alcoolisées courantes. De plus, pratiquement tous les supermarchés d’Europe et d’Australie proposent plus de deux marques de lait de coco.

L’huile de coco reste le principal segment de consommation de noix de coco. Le groupe de 27 pays formant l’Union européenne est le premier consommateur mondial d’huile de coco, avec une consommation actuelle de 743.000 tonnes par an. La plus grande partie des 3,5 millions de tonnes produites chaque année est utilisée. Cette huile présente des capacités uniques pour l'extraction d'acides gras et sert à produire des margarines et des savons. L’huile de coco représente moins de 2% de la consommation globale d’huiles alimentaires et cette part est en baisse du fait de l’augmentation de la consommation des autres huiles alimentaires.

Il est de plus en plus question de l’utilisation de l’huile de coco pour la production d’énergie, soit en adjuvant au gazole, soit en substitution à celui-ci. Diverses incitations et subventions ont contribué à la popularité croissante des biocarburants aux États-Unis et en Europe, et d’autres pays comme la Malaisie en encouragent à leur tour l'utilisation. Plus le différentiel de prix entre pétrole et huiles alimentaires s’élargit, et plus celles-ci présentent une alternative intéressante pour l’utilisation comme combustible.
 
La consommation de coco râpé est en croissance dans les économies émergentes telles que la Chine. La demande est stable indépendamment des fluctuations normales des prix du marché.

Commercialisation et marchés

Il y a deux marchés principaux pour la noix de coco – en coprah et en frais, ce dernier avec un prix plus élevé que celui-là. Le marché pour le coprah et l’huile est à l’échelle mondiale. La plupart des pays producteurs d’importance moyenne à majeure pressent le coprah eux-mêmes et disposent d’huileries. De ce fait, seule une proportion de 4% environ de la production de coprah est exportée. La majeure partie est exportée sous forme d’huile.

Au cours de la dernière décennie, les exportations d’huile de coco ont augmenté, principalement en raison d’une demande croissante à l’échelle mondiale pour les caractéristiques essentielles de cette huile. En 2008, un peu plus de 2 millions de tonnes d’huile de coco ont été échangées sur les marchés internationaux (cf. Tableaux 3 et 4). Le principal exportateur d’huile de coco en 2008 était les Philippines, avec 42% des exportations mondiales. Les principales destinations sont les États-Unis et l’Europe, avec respectivement 24% et 25% des importations.

L’offre d’huile de coco sur les marchés mondiaux est compromise par les problèmes de production tels que ravageurs, maladies, vieillissement des plantations et problèmes de récolte. Elle subit de plus la concurrence de la demande en noix fraîches pour l’eau de coco.

Des organisations telles que l’UE apportent de l’assistance sous la forme de préférences tarifaires, ainsi que de soutien des prix, en faveur des importations en provenance des Îles du Pacifique

 

Tableau 3: Importations de noix de coco, d'huile de noix de coco et de coco rape en 2008 (top 5 des pays dans chaque catégorie)


 

 

Pays

Noix de coco

(tonnes)

Valeur

( Milliers USD)

Huile de noix de coco
(tonnes)

Valeur

( Milliers USD)

Coco râpé

(tonnes) 

Valeur

( Milliers USD)

Chine 111,415 18,919  146,533 193,657
Malaisie  44,269  5,754  147,451 215,276
États-Unis  29,785 16,877  499,148 642,320  31,009 53,883
Émirats arabes unis  19,446  6,135  18,765 20,546
Singapour  15,722  6,350  23,500 27,158
Pays-Bas  308,475 349,203  
Allemagne  205,421 274,661 19,950 31,495
Belgique 16,613 29,754
Total Monde 342,139 2,097,597 272,223
Source : FAO Statistics
 
Un peu plus de 350.000 tonnes de noix fraîches se sont échangées sur les marchés mondiaux en 2008. Le principal pays exportateur était le Vietnam (26% des exportations mondiales). La Figure 1 dépeint les principaux flux commerciaux de la noix de coco, avec comme exportateurs significatifs l’Indonésie, le Vietnam et le Sri-Lanka

Le principal importateur de noix fraîches sur le marché mondial est la Chine, avec 26% des importations mondiales. Le marché international des noix fraîches approvisionne les transformateurs en matière première pour la commercialisation de boissons, de lait, de coco râpé et de confiseries. Ces produits à haute valeur ajoutée sont en concurrence mutuelle et leurs prix varient en fonction de l’offre et de la demande.

Tableau 4: Exportations de noix de coco, d'huile de noix de coco et de coco rape en 2008 (top 5 des pays dans chaque catégorie)

 

 

Pays

Noix de coco

(tonnes)

Valeur

( Milliers USD)

Huile de noix de coco
(tonnes)

Valeur

( Milliers USD)

Coco râpé

(tonnes)

Valeur

( Milliers USD)

Vietnam  93,501 17,097
Indonésie  85,452 40,958  649,362 769,134  55,431  48,253
Sri Lanka  31,814 12,458  36,263  64,713
Thaïlande  31,401 12,081
République dominicaine  24,022  8,301
Philippines  840,449 905,893  99,233 148,145
Pays-Bas  196,584 268,310  13,288  22,969
Malaisie  129,553 173,708  
États-Unis  14,173  19,030
Singapour     23,770  31,356
Total monde 360,349 2,009,037 287,969
 
Source : FAO Statistics 
 

Environ 278.000 tonnes de coco râpé ont été échangées sur les marchés mondiaux en 2008. Ce marché était dominé par les Philippines, le Sri-Lanka et l’Indonésie, avec une proportion de 34% des exportations mondiales pour les Philippines. Les principaux importateurs demeurent les États-Unis et l’Europe, qui absorbent respectivement 11% et 13% des exportations mondiales. Il s’agit d’un produit à valeur élevée, dont le prix dépasse celui du coprah et de l’huile de coco.

Les pays ACP

 

Dans les pays ACP, le commerce des trois principaux produits du cocotier a augmenté au cours de la période 2007-2008, avec une hausse de 24% pour les importations et de 18% pour les exportations. En 2008 ce groupe a importé 12.245 tonnes de noix fraîches, 9.035 tonnes d’huile de coco et 3.734 tonnes de coco râpé.  Les principaux importateurs sont la Tanzanie (pour les noix fraîches), Madagascar (pour l’huile) et le Niger (coco râpé).

Les exportations étaient beaucoup plus importantes – 47.906 tonnes de noix fraîches, 96,833 tonnes d’huile de coco et 5.487 tonnes de coco râpé. Les principaux exportateurs sont la République dominicaine (noix fraîches), la Papouasie Nouvelle-Guinée (huile de coco) et Madagascar (coco râpé). Voir Tableau 5.

Tableau 5: Exportations de noix de coco, d'huile de noix de coco et de coco rape en 2008 (pays ACP)

 

 

Pays

Noix de coco

(tonnes)

Valeur

( Milliers USD)

Huile de noix de coco
(tonnes)

Valeur

( Milliers USD)

Coco râpé

(tonnes) 

Valeur

( Milliers USD)

Papouasie-Nouvelle Guinée  58,483 67,082
Vanuatu  10,282 10,919
Mozambique   7,325 10,803  
Côte d'Ivoire  19,849  3,725   9,978  8,428  
Fidji       5,006 5,846  
République dominicaine  24,022 8,301    
Tanzanie      568 1,136  
Ouganda 1,297 3,742
Madagascar 1,500   821
Total exportations pays ACP 47,906  96,833 5,587
 
Source : FAO Statistics
 

Les prix

Le prix de la noix de coco fraîche sur les principaux marchés se situe actuellement entre 0,25 et 0,30 $ US la pièce. En Asie, en Afrique et dans les Caraïbes, le prix varie de 0,12 à 0,20 $ US, avec des prix au détail atteignant 1 $ US. La Chine importe actuellement des noix fraîches du Vietnam à 0,30 $ US la pièce. Les prix élevés auxquels se négocient les noix fraîches ont conduit des pays comme le Vietnam, la Malaisie et la Thaïlande à réduire ou arrêter complètement leur production d’huile pour se positionner sur le marché plus rémunérateur de la noix fraîche.

Le prix mondial de l’huile de coco est déterminé par celui d’autres huiles alimentaires telles que l’huile de palme et l’huile de soja. Le prix de ces huiles fluctue de façon cyclique, cependant le prix de l’huile de coco monte depuis quelques années et il a désormais dépassé celui des huiles de palme et de soja. La moyenne des prix mondiaux est actuellement de 1.500 $ US par tonne, tandis que le prix moyen perçu par les pays ACP pour leur huile de coco a été estimé à 1.327 $ US / tonne sur la base des importations de 2008.

Pour le coco râpé, la demande est stable et peu élastique, ce produit de qualité se négocie à 2.000 $ US / tonne, plus cher que le coprah et l’huile de coco.

Perspectives

À présent que la noix de coco a sa réputation bien établie en tant qu’aliment bénéfique pour la santé, le marché se déplace vers les utilisations alimentaires haut de gamme telles que l’eau de coco frais, le lait de coco, le lait de coco en poudre, le vinaigre de coco et l’huile de coco vierge (VCO). Tout en mettant une pression accrue sur la demande, il en résulterait un renforcement des prix de la noix de coco, tout à l’avantage du producteur, qui dans le long terme devrait en retirer un prix plus élevé pour ses noix de coco. Il y aurait là une incitation majeure à la continuation et à l’expansion de la production.
 
De plus, le marché de la bourre est en croissance pour fournir de la fibre, essentiellement pour utilisation dans la fabrication des géotextiles. Ceux-ci sont utilisés dans les matelas et le rembourrage des sièges de voiture. La Chine et l’Inde sont à elles deux les principaux pays consommateurs de fibre de coco ainsi que de la fibre de coco caoutchoutée faite à partir de celle-ci. La fibre de coco caoutchoutée est le produit à plus haute valeur susceptible d’être fabriqué à partir de noix de coco et elle est assurée d’attirer des investissements considérables à l’avenir.

Face au développement de la gamme de produits dérivés de la noix de coco et à la mise au point de nouvelles technologies au succès commercial vérifié, il est inévitable de voir apparaître de nouveaux marchés. En conséquence, les perspectives du secteur de la noix de coco sont prometteuses.

Références

http://fruit-crops.com/coconut/

Chan, Edward and Elevitch, Craig R., 2006.  Species profile for Pacific Island Agro forestry.

Singh, R. H., Seepersad, G., Rankine, L.B., December 2007.” The Regional Coconut Industry – Global Market Intelligence”

Vinay Chand Associates., January 2011 – “Coconuts at the Crossroad” – An article published by the APCC and to be reprinted in the Indian Journal of Coconuts

Commodity Research Bureau – Fundamentals 2008- Commodity Articles on Coconut oil and Copra.

Food and Agriculture Organization of the United Nations – Statistics- 2007, 2008, 2009

USDA Index Mundi – 2011.

World Bank Commodity Data. September 2008


Dernière mise-à-jour le 24/04/2012