Banane

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FICHE PRODUIT

 BANANE

Parmi les produits agricoles, la banane est le quatrième plus important produit alimentaire dans les pays les moins avancés, l’aliment de base de quelque 400 millions de personnes . Parmi tous les fruits, il détient la première place en volume de production et figure parmi les cinq fruits les plus consommés sur la planète . Quelque 1 000 variétés de bananiers ont été recensées dans plus de 150 pays, produisant environ 105 à 120 millions de tonnes (Mt) de fruits par an. Il existe deux grandes familles : la banane douce ou « fruit », essentiellement la variété Cavendish, qui représente environ 60 à 65 Mt , et la banane à cuire -notamment la « plantain » en Afrique ou « pisang awak » en Asie- consommée davantage comme légume, et qui représente quelque 40 à 50 Mt . Toutes les deux sont largement autoconsommées puisque seulement quelque 14 Mt de bananes fruits, générant $ 7,9 milliards (2009), font l’objet d’un commerce international. La banane plantain est de plus en plus exportée mais demeure encore un marché mal connu et confidentiel par rapport à la banane fruit.

 

Source: Lecot 2008 repris dans FAO CCP:BA/TF09/7, Rome 9-11 décembre 2009

 

LA PRODUCTION

 

Quasiment tous les pays de l’hémisphère Sud produisent des bananes. Environ 90% de la production est auto consommée, apportant 12 à 27% de l’apport calorique quotidien nécessaire. En Ouganda, la consommation atteint 243 kg par personne et 100 à 200 kg au Rwanda, Cameroun ou encore au Gabon contre 10 kg en moyenne aux Etats-Unis ou en Europe.  
D’ailleurs, les trois premiers producteurs au monde –Inde  (18,5 Mt en 2008), Chine (7,4 Mt) et Brésil (6,6 Mt)- ne figurent pas parmi les exportateurs majeurs, même si les exportations indiennes  ont bien progressé ces dernières années, en passant, selon la FAO, de 6 300 t exportées en 1999 à 45 800 t en 2009, en progression annuelle quasi régulière.
La culture de la banane destinée à l’exportation, est délicate et coûteuse car la plante est très fragile.  On constate actuellement une accélération dans la propagation des maladies, comme la fusariose et la maladie des raies noires (MRN), liée à la mondialisation et aux mouvements accrus de matériel végétal. Ainsi, la maladie du bunchy top, jusqu’alors très répandue en Asie et dans le Pacifique, s’étend en Afrique tout comme le flétrissement bactérien jusque là plutôt répandu en Amérique latine . Ceci accroît le nombre de traitement nécessaire et donc le coût et suscite des pressions environnementales sur les marchés d’exportation. A terme, ceci peut conduire à une mutation des zones de production vers des régions moins propices au développement des maladies .

Face à ces exigences de durabilité de la production, la recherche internationale est de plus en plus active que ce soit en matière d’intensification écologique , d’amélioration génétique ou encore de qualités organoleptiques des bananes  afin de diversifier l’offre aux consommateurs.  La recherche tend également à améliorer les rendements qui sont en moyenne de 40 t/ha pour la Cavendish, avec des pointes de 44 à 59 t/ha en Amérique latine à des plus bas de 30 t/ha dans les Caraïbes, l’Afrique oscillant entre 25 à 60 t/ha .

 

L'EXPORTATION

 

Le commerce international de la banane fruit a triplé entre les années 70 et aujourd’hui . Mais les échanges mondiaux se caractérisent toujours par leur forte concentration des acteurs : cinq pays dont quatre d’Amérique Latine -Equateur, Colombie, Costa Rica, Guatemala et Philippines- représentent 11,6 Mt exportées (2010) sur un total mondial de 13,9 Mt, soit 83%.

 Source: FAO, Bananes Statistiques 2011, CCP:BA/TF11/CRS1

Les pays ACP représentent un peu plus d’un million de tonnes exportées, soit bon an mal an, moins de 10% des exportations mondiales,  dont 70% est concentré sur trois pays faisant plus de 200 000 tonnes : la République Dominicaine qui a dépassé 300 000 t notamment grâce à la banane équitable et bio, la Côte d’Ivoire et le Cameroun qui oscillent entre 200 000 et 250 000 t. Trois autres pays, le Surinam, Belize et le Ghana font entre 50 000 et 100 000 t : à noter que le Ghana a connu à partir de 2006 une très  forte progression notamment avec l’entrée en production des plantations de la Compagnie fruitière,passant, selon les chiffres de la FAO, de 1 900 t  en 2005 à 57 500 t en 2006, puis 70 000 t en 2008 et 83 700 t en 2010 et devenant ainsi le 6ème fournisseur de bananes des pays ACP ), . De leur côté, la Dominique, Sainte Lucie, Saint Vincent demeurent en dessous des 50 0000 t. La Jamaïque, Grenade, Madagascar ou encore le Cap Vert n’exportent plus  soit pour des raisons de non compétitivité de la filière au plan international, soit en raison de la prolifération de maladies telles que la maladie de Panama à Madagascar.
 
L’Union européenne produit environ 600 000 t, dont l'Espagne avec les Iles Canaries, la France avec la Guadeloupe et la Martinique,  la Grèce avec la Crète et la Laconie, ainsi que le Portugal avec Madère, les Açores et Algarve. En 2008, 72% des bananes vendues en Europe provenaient d'Amérique latine, 17% des pays ACP et 10,5%  de l'Union européenne .

Plus de 80% du marché mondial de la banane est contrôlé par quatre multinationales – Chiquita, Dole, Del Monte et Fyffes. Historiquement, ces multinationales –essentiellement implantées en Amérique latine et aux Philippines, Dole étant au Cameroun et en Côte d’Ivoire via une participation dans la Compagnie Fruitière- étaient totalement intégrées, de la production à la commercialisation. Toutefois, la suppression des licences d’importation sur le marché européen et la conteneurisation ont, dans un premier temps, considérablement distendu les liens entre les opérateurs en aval et les producteurs. Ces liens se retissent face aux exigences des flux tendus et de la politique des stocks zéro mais les entreprises multinationales ont davantage recours à la sous-traitance pour produire, demandant aux producteurs contractants d’être certifiés afin de mieux assurer la traçabilité .
Par ailleurs, avec l’Accord de Genève de 2009 libéralisant le régime d’importation de l’UE, il est fort probable que l’augmentation de la production et la croissance des échanges ne profitent pas à l’ensemble des pays actuellement exportateurs de bananes, notamment les pays ACP, en raison  des exigences toujours croissantes en matière d’environnement, de sécurité alimentaire et de politiques commerciales qui rendent toujours plus difficiles et coûteux l’accès aux marchés.
Autres tendances lourdes, depuis 2008  l’Inde s’intéresse à développer ses exportations notamment vers l’UE. Parallèlement, la production chinoise continue à croître à un rythme soutenu, ce qui pourrait impacter les Philippines dont les bananes représentent actuellement 85% des importations totales chinoises . A noter qu’en 2010, l’Equateur a négocié des accords avec  la Chine, comme avec  l’Iran et la Libye, afin de pouvoir accéder à leurs marchés .

 

LES IMPORTATIONS

 


L’UE et les Etats-Unis représentent à eux deux plus de 8,6 Mt des bananes échangées mondialement . Si l’Iran a accusé une chute de ses importations en 2009, la Syrie, la Turquie, les Emirats, la Tunisie et l’Egypte ont connu une forte hausse dans la deuxième moitié des années 2000 avec la forte croissance économique enregistrée dans certains de ces pays et leur ouverture croissante aux marchés internationaux. S’agissant de l’Iran, traditionnellement, plus de 80% des bananes sur le marché iranien provenait des Philippines (428 700 t exportées en 2007 et 250 600 t en 2009) via Dubaï avec un système d’attribution de licences. Mais, voulant sans doute protéger sa production, l’Iran  a réduit ses licences aux opérateurs de Dubaï.

Le marché connaît une véritable révolution suite à l’accord signé en décembre 2009 à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) entre d’une part les pays latino-américains et les Etats-Unis et d’autre part l’Union européenne (UE) et les pays ACP, mettant un terme à l’horizon 2017 au marché préférentiel du premier importateur mondial, l’UE, à l’égard des pays ACP. Le 3 février 2011, le Parlement européen  l’a paraphé. La hache de guerre semble enterrée après 20 ans de conflit. On mesure encore mal l’impact de cette nouvelle donne internationale mais il sera sans doute profond tant sur ce marché européen en terme d’organisation de la commercialisation et de volumes importés, qu’au niveau de la production elle-même, notamment dans les pays ACP.
Rappelons qu’en 1993, l’UE avait créé l’Organisation commune des marchés de la banane (OCMB), accordant un accès sans droit de douane mais avec quotas (775 000 t) aux bananes ACP sur le marché communautaire, tandis que les bananes latino américaines était assujettis à une taxe d’importation de 176 euros la tonne et un quota de 2 553 t : les importateurs européens étaient, quant à eux, organisés via l’attribution de certificats d’importations. La mise en œuvre de l’OCMB en 1993 avait été rendue nécessaire afin d'assurer la libre circulation de ce produit sans pour autant porter atteinte aux productions des régions ultrapériphériques de l'Europe et des pays ACP. Un régime contesté par les pays du Nord de l’UE, notamment l’Allemagne, qui importent quasi exclusivement des bananes latino américaines et qui se trouvaient de ce fait obligés de s’acquitter d’un droit de douane élevé. A noter qu’à la demande des importateurs allemands, le gouvernement allemand a porté, dès le mois de mai  1993 un recours en annulation devant la Cour de Justice des Communautés européennes (CJCE) estimant que l'OCMB violait les règles du GATT d’alors. Un recours rejeté par la CJCE qui a jugé l'OCMB légale, soulignant la primauté de la Politique agricole commune de l’UE sur la politique de la concurrence.


L’OCMB a surtout été  contesté devant le GATT puis l’OMC par les pays latino américains et les multinationales impliquées en Amérique latine qui eurent, à plusieurs reprises, gain de cause. Déjà modifiée en 2006 (abandon des contingents), l’OCMB a été totalement battu en brèche en décembre 2009.
Selon l’Accord de Genève (Geneva Agreement on Trade in Bananas, GATB), les droits d’importation sur les bananes latino américaines –dites bananes « dollar »-  passent de € 176 à €114 la tonne en 2017 au plus tôt et 2019 au plus tard, en sept phases à compter du 1er janvier 2011 : € 143, € 136, € 132, € 127, € 122, € 117 et € 114. L’UE a mis en œuvre rétroactivement au 15 décembre 2009 le premier abaissement de € 28 la tonne, à € 148 ; le deuxième abaissement à € 143 a eu lieu le 1er janvier 2011 .
Toutefois, un nouveau coup, au plan bilatéral cette fois ci, a été porté au régime préférentiel des pays ACP lorsqu’en mai 2010, sous l’impulsion de l’Espagne qui présidait alors l’UE, un accord de libre échange a été conclu entre l’UE,  le Pérou et la Colombie, réduisant ce droit d’importation à 75 euros sur dix ans. Il ne reste plus guère que l’Equateur qui se voit imposer la taxe de 143 euros. Rappelons que les trois quarts des bananes consommées dans l’UE viennent d’Amérique latine.
Pour aider les pays ACP à faire face à cette nouvelle situation de marché, l’UE a promis € 190 millions de Mesures d’accompagnement sur la banane (MAB)  pour aider la filière dans le pays ACP à se mettre à niveau et améliorer sa compétitivité sur les marchés d’exportation. A mi juin 2011, l'enveloppe n'était pas encore répartie même si une première tranche (€75 millions) était disponible .
 
LES PRIX

La deuxième partie de la décennie 2000 a été très favorable aux bananes, les prix étant soutenus par une baisse de l’offre et… la crise économique ! Ainsi, le prix moyen à l’importation en France est passé de € 603 la tonne entre 2000 et 2005 à € 863 en moyenne sur 2005 à 2010 ; début 2011, il a dépassé les € 1 000 la tonne. Aux Etats-Unis, il a évolué de $ 499 à 752,5, passant la barre des $ 900 début 2011.
 
Source: FAO, Bananes Statistiques 2011, CCP:BA/TF11/CRS1

A l’instar d’autres matières premières, 2008 a enregistré une forte hausse des prix qui s’est consolidée en 2009 : aléas climatiques,  renchérissement du cours du pétrole qui a impacté toute la chaine (prix des intrants, du transport international, …), baisse du dollar, baisse de l’offre des Philippines, demande soutenue des consommateurs, compétitivité de la banane face aux autres fruits, ont été autant de facteurs haussiers. En général, cette augmentation des prix a été répercutée sur le consommateur en 2008, l’ensemble des fruits augmentant, mais a ensuite été corrigée à la baisse, les supermarchés utilisant souvent les bananes comme produits d’appel et une concurrence acharnée entre fruits se faisant jour : en 2010, le prix de référence à l’import Europe, le prix vert Aldi, a baissé de 4% à € 13,5 le carton .

2010 a été une année de  très fortes fluctuations, le marché européen réagissant tour à tour à une offre excédentaire de bananes, puis à la flambée des prix des fruits concurrents, à la hausse de 17% des exportations de Colombie en août et enfin aux dérèglements climatiques. En janvier 2011, le prix a atteint un niveau historiquement élevé. Face à cela, la demande américaine est en hausse de 20%, la crise incitant à consommer ce fruit bon marché qui entre sur ce marché sans droit de douane. Un marché, toutefois, structurellement verrouillé par les multinationales et peu accessible aux bananes des pays ACP.

LES NOUVEAUX SEGMENTS DE MARCHE

La demande en banane devrait continuer à croître d’ici 2019  notamment grâce à la demande des pays émergents comme la Chine (+9,2% en 2008) . Toutefois, ce marché chinois est complexe, un protocole phytosanitaire bilatéral pour chaque type de fruit importé devant être conclu au préalable entre l’administration chinoise et le pays exportateur . utre segment porteur, les bananes commercialisées sous les labels FairTrade (commerce équitable), GlobalGap (bonnes pratiques agricoles), mais aussi les bananes bio, et qui sont en volume croissant : les ventes de bananes dites « durables », englobant les bananes équitables, bio, etc., auraient augmenté de près de 63% en 2008 et 2009, à 3 480 565 t en 2009 contre 2 133 653 t en 2004, représentant plus de 20% des exportations mondiales en 2009 .
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Toutefois, des études soulignent que la charge financière de ces certifications retombe souvent sur le producteur ce qui, de facto, tend à éliminer les petits planteurs du processus . Les bananes bio entrant sur le marché européen requièrent un certificat parfois long et coûteux à obtenir . Des pays comme l’Ouganda par exemple travaillent à l’élaboration de standards nationaux qui seraient accrédités par des groupes locaux afin de réduire ces coûts.

Ces dernières années, la banane est également considérée sous l’angle des biens  publics, avec pour volonté l’adoption au plan international de bonnes pratiques au niveau de la production et du commerce. La FAO a ainsi, lancé en 2009 le Forum Mondial de la Banane (FMB) dont l’activité s’articule autour de trois axes, reflets des préoccupations actuelles de la filière : l'environnement ; les bonnes pratiques liées à la production durable ; des projets pilotes sur le « travail décent » en Amérique latine et en Afrique et la distribution des coûts le long de la filière ; la constitution d’une banque de données sociales et du travail.

Enfin, les marchés locaux et régionaux  des pays ACP, notamment en Afrique, sont également considérés comme les marchés de demain, notamment avec la négociation des Accords de partenariat économique (APE) avec l’UE. Une croissance démographique importante, l’urbanisation et le développement de marchés régionaux sont autant de potentialités face à un marché européen de plus en plus concurrentiel et difficile à pénétrer . Et ces marchés régionaux se développent : ainsi, les importations de bananes du Rwanda en provenance du Burundi, RD Congo, Tanzanie et Ouganda sont passées de 3 793 t à 13 114 t entre 1999 et 2001 . Le développement du marché ouest-africain est également un des objectifs de la filière en Côte d’Ivoire.

REFERENCES

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  Cirad, http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/articles/2010/science/le-cirad-et-la-banane-antillaise   01/12/2010
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  FAO, Réunion conjointe de la quatrième session du sous-groupe sur la banane et de la cinquième session du sous-groupe sur les fruits tropicaux, Impact de la récession économique mondiale sur les marchés mondiaux de la banane et des fruits tropicaux, Rome, 9-11 décembre 2009.
  Entretien OCAB  Parlement Européen, communiqué de presse du 3 avril 2010, Assemblée ACP-UE : soutien aux producteurs de bananes et renfort des sanctions contre Madagascar,
  Entretien Philippe Mavel, OCAB
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  FAO, Banane Statistiques 2011, CCP :BA/TF11/CRS1
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  Entretien Anatole Ebanda Alima, Assobacam.
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  FAO, Intergovernmental Group on Bananas and tropical fruits,  Institutional arrangements and structure of the banana tropical fruit markets in producing countries and their impact on income levels of smallholders-Colombia, Yaoundé, Cameroun, 3-5 mai 2011
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  Entretien Philippe Mavel, OCAB
  FAO, Intergovernmental Group on bananas and tropical fruits, 5th session,, Economic significance of banana varieties other than Cavendish- Uganda case study, Yaoundé, Cameroon, 3-5 mai 2011.

 


Dernière mise-à-jour le 20/04/2012