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Coffea robusta |
Coffea arabica |
| Altitude |
Jusqu'à 900m (exceptionnellement aux environs de 1500m en Ouganda). |
800m à 2000m (exceptionnellement aux environs de 2800m en Ethiopie). Plus le lieu de culture est éloigné de l'Equateur, plus la culture de l'arabica peut se faire à basse altitude. Tel est le cas, par exemple, de certaines régions du Brésil, où le café est cultivé à 100m d'altitude environ. |
| Température |
24°C à 30°C |
15°C à 24°C |
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Le caféier ne résiste guère au gel, quelle que soit sa variété. |
| Pluie |
2000mm/an à 3000mm/an |
1500mm/an à 2000mm/an |
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Irrigation |
L'arabica et le robusta exigent des précipitations moyennes supérieures à 1500 mm/an. Dans le cas où celles-ci seraient insuffisantes, il est possible d'envisager la mise en place d'un système d'irrigation. |
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Ensoleillement |
Les caféiers supportent difficilement l'ensoleillement direct, c'est pourquoi celui-ci peut être compensé par l'emploi d'arbres de couverture qui réduisent l'intensité lumineuse et contribuent à retenir l'humidité dans le sol. En outre, la culture du café sous ombrage a pour avantage de contribuer au respect de l'environnement et à la protection de la biodiversité. |
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Sol |
Le sol doit offrir un bon drainage et un pH légèrement acide ainsi qu'une teneur assez équilibrée en potassium, magnésium, calcium et phosphore. |
La durée de vie d'un caféier est généralement de vingt à trente ans. Son cyle de vie peut être schématiquement divisé en trois phases successives qui sont la croissance, la maturité et finalement le déclin se terminant avec la mort de l'arbre.
La croissance (entre 1 et 7 ans)
Les semis (par graines ou par bouturage) sont généralement réalisés en pépinière afin d'assurer aux caféiers une certaine protection jusqu'à ce qu'ils aient atteint une taille d'environ 30cm à 50cm (entre deux et quinze mois selon les cultivars). Ils sont alors repiqués en pleine terre en respectant un espacement d'un à trois mètres entre chaque arbre selon l'espèce. Les arabicas sont autogames, c'est à dire qu'ils se pollénisent seuls alors que les robustas sont allogames (la fécondation se fait par le pollen issu d'une autre plante). Le développement complet de l'arbre peut prendre entre quatre et sept ans en fonction des conditions environnementales (ombre et précipitations).
Le caféier peut être cultivé en association avec d'autres plantes ou arbres selon ses besoins. Des bananiers peuvent par exemple permettre de conserver l'humidité dans le sol ou protéger les caféiers de la lumière directe du soleil. De même, la présence de pins ou de bambous à une certaine distance des cultures peut servir à les protéger du vent, sans que les nouveaux arbres entrent en compétition avec la culture principale, notamment en ce qui concerne l'accés à l'eau ou aux éléments nutritifs.
La maturité (entre 15 et 25 ans)
Un caféier commence à donner des fleurs au bout de trois ans, toutefois cinq années sont nécessaires avant que l'arbre ne produise ses premiers fruits (certains cultivars développés récemment sont capables de fleurir après seulement deux ans et deviennent totalement productifs après trois années). La durée de vie moyenne d'un arbre en culture est de trente ans, mais il n'est pas rare de rencontrer des caféiers centenaires dans la nature. La taille d'un caféier à l'état sauvage est de cinq à six mètres pour l'arabica et d'environ huit mètres pour le robusta. Celle-ci est toutefois limitée à deux, voire trois mètres en culture pour des raisons pratiques de récolte. Le caféier possède des feuilles elliptiques de couleur vert foncé. Elles sont cireuses, brillantes et plus larges et allongées dans le cas du robusta.
En fonction des conditions climatiques et de la variété de la plante, la période entre la floraison et la récolte des baies peut aller de six à huit mois pour l'arabica et de neuf à onze mois pour le robusta.
Pour de plus amples informations sur le développement des cerises, consulter le site internet : coffeeresearch.org (en).
La récolte du café
Dans la zone équatoriale, en Colombie par exemple, le café est récolté deux fois au cours de l'année. La première récolte (ou récolte principale) est plus abondante que la seconde (récolte intermédiaire). En revanche, dans les régions subtropicales, comme au Mexique, la récolte n'a lieu qu'une fois dans l'année. La récolte est, de toutes les opérations de traitement du café, la plus consommatrice en main d'oeuvre. Dans les plantations familiales, ce sont les femmes et les enfants qui sont chargés de cette opération de manière générale, alors que dans les plantations de plus grande taille, des employés saisonniers sont souvent recrutés pour remplir cette tâche.
On peut distinguer deux méthodes principales de récolte : la cueillette sélective et le "stripping".
La première méthode (cueillette sélective) vise à ramasser uniquement les grains arrivés à maturité et réclame donc plusieurs passages. Elle est davantage consommatrice en terme de temps, de main d'oeuvre et d'investissement, mais permet d'améliorer la qualité de la récolte et par ce biais, du produit final. Elle est souvent employée pour l'arabica, en prévision d'un traitement par voie humide. La seconde consiste à passer une sorte de peigne afin de prélever tous les grains d'une branche au cours d'un même passage. C'est une méthode plus rapide, moins onéreuse, mais qui requière comme condition sine qua non, une maturité uniforme des cerises. Cette méthode est surtout employée pour les robusta ou les arabica brésiliens et éthiopiens traités par voie sèche.
Une fois les baies récoltées, elles sont conditionnées avant d'être envoyées vers les étapes ultérieures de traitement. Cet emballage dépend de différents facteurs tels que la taille de la plantation, les techniques locales utilisées et les structures existantes dans le pays.
Pour visualiser les différentes méthodes de récolte du café, se reporter au site internet de coffeeresearch.org (en).
Périodes de récolte de certains producteurs de café
Source : Secrétariat de la CNUCED