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La filière de la mangue au Mali

 

La production malienne de mangues est d'environ 200 000 tonnes se répartissant entre un quart pour les mangues greffées (Zill, Irwin, Amélie, Smith, Kent, Palmer, Keitt et Brooks) et 75% pour les mangues non greffées (notamment les variétés Sabre, Mangotine et mango vert). Cette dernière part est principalement consommée par la population locale. La production au Mali est généralement réalisée à travers de petits exploitants qui possèdent des vergers de tailles modestes près de Bamako ou de Sikasso (voir carte ci-dessus - noms indiqués en rouge) et qui vendent souvent leur production sur place. C'est en général une activité familiale. Il arrive parfois qu'au moment de la récolte intervienne un nouvel acteur, le pisteur, un intermédiaire récemment apparu dans la filière malienne de la mangue. On pourrait rapprocher ce corps de métier, des travailleurs saisonniers. Ils se présentent chez les producteurs et récoltent les fruits du manguier selon la technique appropriée. C'est un corps de métier récent au Mali. La majorité des opérations se fait à l'heure actuelle soit sur fonds propres, soit grâce aux avances financières de clients européens quand des relations de confiance existent.

 

Après avoir été ramassés, les fruits frais sont triés c'est-à-dire que l'on retire du lot les fruits immatures ou trop mûrs, peu colorés ou présentant un défaut. Pour les fruits déclarés conformes et aptes à la commercialisation, intervient alors les étapes de lavage et de brossage, puis de calibrage , d'emballage et d'étiquetage. Une fois ces opérations achevées, les fruits sont expédiés. Les femmes jouent un rôle très important dans l'étape de distribution. Elles interviennent en fait à trois niveaux :

- niveau 1 : elles approvisionnent les marchés terminaux de la capitale,
- niveau 2 : elles fournissent en mangues les stations de conditionnement des exportateurs de Bamako,
- niveau 3 : elles approvisionnent les régions du nord du Mali qui ne produisent pas de fruit.

Le transport est effectué par camion baché.

La transformation de la mangue au Mali recouvre principalement la fabrication de jus de fruits, de confitures et le séchage. La consommation et l'exportation de produits transformés et notamment séchés est très faible. C'est une activité artisanale, parfois semi-industrielle. Les exportations de produits frais ou transformés passent par le biais soit d'exportateurs organisés au sein de deux principales associations, soit d'intervenants indépendants. Elles partent majoritairement par avion à destination de l'Union Européenne.

Le séchage au Mali



 

 

 

 

 

 

 

 

Source : La mangue malienne est bonne à tout faire ! - réflexions pour une meilleure mise en valeur de la mangue au Mali (Anna Crole-Rees - Trait d'Union (Suisse)) janvier 1997

 


Last updated on 5/17/2013